Chauffage au bois et impact environnemental

Le chauffage bois suscite l’intérêt de nombreux propriétaires et locataires par ses atouts. Il combine en effet un chauffage bon marché et une solution confortable au quotidien, avec une source de chaleur agréable. Plus de 300 000 appareils domestiques de chauffage au bois sont vendus chaque année. Dans notre série d’articles chauffage et impact environnemental nous nous  intéressons aujourd’hui au bois. Lui qui a su séduire tant de personnes est pourtant au centre de nombreuses interrogations en matière de pollution. Il est important de se questionner sur la réalité du chauffage au bois et impact environnemental pour comprendre ce type de chauffage et mieux le comparer avec d’autres solutions.

Le chauffage au bois et son impact sur l’environnement

A en croire les chiffres de vente des appareils domestiques qui fonctionnent au bois (foyers et inserts, poêles, chaudières, cuisinières), de nombreux ménages sont convaincus que le bois est une énergie durable. Acheter un poêle à bois est pour de nombreuses personnes une étape importante dans la réduction de leur impact sur l’environnement. Le bois est parfait pour se chauffer au moyen d’une ressource durable plutôt que d’acheter de l’énergie générée par la combustion de combustibles fossiles riches en carbone.

Mais attention. Les poêles à bois sont-ils réellement bons pour l’environnement ? Chauffage au bois et impact environnemental sont-ils liés ?

La neutralité carbone du chauffage au bois

Bien qu’il dégage du dioxyde de carbone lorsqu’il est brûlé, le bois est une source d’énergie neutre sur ce point. Cela peut paraître paradoxal, mais il s’agit pourtant d’une réalité. Au cours de son cycle de vie, un arbre absorbe énormément de dioxyde de carbone. En étant brûlé, le bois libère le carbone absorbé qui est donc rejeté dans l’atmosphère. Cela signifie qu’en brûlant, le bois rejette du CO2 mais n’en ajoute pas à l’atmosphère. Il s’agit d’une opération nulle. Une opération nulle peut-être, mais pour une quantité égale de chaleur ou d’électricité produite, la combustion du bois dégage plus de CO2 que le gaz, le fioul et même que le charbon en combustion.

Chauffage au bois impact sur l'environnement

La combustion du bois n’est pas climatiquement neutre à court terme et nécessite une augmentation de la superficie forestière.

C’est pourtant ce constat de neutralité carbone relativement faussé qui pousse notamment l’État et plus globalement les gouvernements dans de nombreux pays à subventionner l’achat de systèmes de chauffage au bois.

Chauffage au bois impact sur l'environnement
Particules fines

Les émissions de particules du chauffage au bois

Si le chauffage au bois peut se vanter d’être neutre en carbone, il n’en va pas de même en matière d’émissions polluantes. En effet, le fait d’utiliser le bois pour se chauffer rejette dans l’atmosphère de nombreuses particules. Dans certaines grandes villes, le chauffage au bois serait responsable de plus d’un tiers de la pollution.

On retrouve dans l’air rejeté par un système de chauffage au bois des particules de suie, très petites mais relativement nocives pour l’organisme. Elles peuvent accélérer le développement de problèmes cardiaques et respiratoires.

On retrouve dans la fumée issue de la combustion du bois du monoxyde de carbone, des oxydes d’azote et des composés organiques volatiles. Ces derniers, les COV, sont très néfastes et réagissent avec les oxydes d’azote pour former de l’ozone. C’est ainsi que l’on aboutit parfois à la formation d’un nuage, le fameux « smog » qui peut s’installer au-dessus des villes.

Particules fines

Les arbres absorbent de nombreux types de polluants atmosphériques d’origine humaine et ces substances s’accumulent dans la fibre du bois. En conséquence, la combustion du bois issu de ces arbres libère ces toxines concentrées dans l’air… benzène, formaldéhyde et benzopyrène se retrouvent donc dans l’air que nous respirons.

Le bois que vous utilisez pour vous chauffer échappe à ces polluants ? Non ! Le bois utilisé pour les bûches ou les granulés de poêles à bois disponibles dans le commerce contiennent souvent des niveaux élevés de formaldéhyde et de biphényles polychlorés, appelés BPC.

Si vous utilisez le bois comme énergie de chauffage et que vous voulez limiter les conséquences du chauffage au bois et impact environnemental, voici plusieurs recommandations.

  • Privilégiez tant que possible l’utilisation de bois durs tels que le chêne et le merisier. Ils sont recommandés car ces bois brûlent plus lentement et dégagent moins de fumée.
  • Seul le bois de chauffage sec qui a été séché à l’extérieur pendant au moins six mois après avoir été coupé doit être brûlé.
  • N’utilisez pas d’autres matières comme moyen de chauffage comme le papier imprimé, le plastique, le caoutchouc ou les ordures ménagères. Il ne faut pas ajouter ces éléments avec le bois dans un feu, en intérieur comme en extérieur.