Pollution du chauffage domestique

Il existe une multitude de systèmes de chauffage, qui reposent sur différentes sources d’énergie. On distingue notamment les énergies naturelles comme le chauffage solaire, la géothermie et l’aérothermie, ou encore le chauffage avec des énergies fossiles (chauffage au charbon, au fioul, au gaz) sans oublier la biomasse (comme le bois). Le problème, c’est qu’à l’exception des énergies naturelles, toutes les autres formes de chauffage entraînent une émission de polluants. Nous nous intéressons ici à la pollution du chauffage.
Que peut-on réellement qualifier de pollution du chauffage domestique ? Quelles sont les solutions pour réduire voire annuler cette pollution du chauffage dans nos logements ?

Pollution du chauffage au bois

Le bois est la forme la plus polluante de chauffage. Cette pollution est complexe, et en ce qui concerne le bois, est causée par des émissions de particules, de monoxyde de carbone (CO), de composés organiques volatils (COV) et de méthane ! Ainsi, si le bois est souvent vanté pour être une source d’énergie peu coûteuse pouvant alimenter un système de chauffage, il ne faut pas perdre de vue que la combustion de la biomasse (due au chauffage au bois) contribue d’une manière importante à la pollution de l’air, notamment en période hivernale.

Le bois peut être une énergie durable de chauffage, mais dans un contexte de déforestation, et face à une impossibilité pour la planète d’absorber tous les polluants présents, le bois n’est pas durable à ce jour.

Pollution du chauffage au fioul

Le bois est un mauvais élève en matière de pollution. Le fioul ? Il est encore pire ! En effet, le fioul domestique est un polluant notoire à l’origine de particules et d’HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques), de soufre (qui provient de la combustion du fioul et s’associe à l’oxygène pour former le SO2). N’oublions pas également les dioxines et furanes provenant des émissions des chaudières fioul.

En ce qui concerne les émissions de CO2, le fioul domestique est le plus polluant. Il dépasse le gaz propane et les émissions polluantes sont également plus nombreuses qu’avec le gaz naturel.

Enfin, le chauffage au fioul est, comme le chauffage au bois, responsable d’une grande partie des particules fines en suspension dans l’air.

Le fioul est une énergie qui produit plus de polluants que la terre ne peut absorber !

Pollution du chauffage au gaz

Le gaz est également une énergie génératrice de pollution. Le gaz naturel émet moins de CO2 que le propane mais les rejets toxiques dans l’air sont importants. Il convient toutefois de prendre en compte le fait que les équipements de dernière génération – comme les chaudières à condensation – ont permis de limiter de manière très importante la pollution.

Mais, impossible d’occulter le risque d’intoxication au monoxyde de carbone propre aux chaudières à gaz, comme pour les systèmes au fioul.

Le gaz naturel émet ainsi des COV et du CO2 mais fait mieux que toutes les autres énergies, à l’exception bien sûr de l’énergie solaire. Le gaz naturel est l’énergie fossile la plus écologique… mais n’est pas pour autant une source verte. 

Pollution du chauffage électrique

Le cas du chauffage électrique est atypique. En effet, en fonctionnement, un système de chauffage électrique est le moins polluant, puisque l’on ne retrouve ni particules fines ni CO2 dans l’air. Toutefois, ce sont les sources de production de l’énergie électrique qui posent un problème. Comment l’électricité acheminée pour faire fonctionner l’installation est-elle produite ? Dans le cas d’une production d’électricité verte, avec une vraie préoccupation pour la planète, aucun problème. En revanche, avec une électricité classique, la consommation de chauffage électrique relativement importante est génératrice de pollution… invisible dans le logement, mais bien réelle au niveau des centrales de production d’énergie (notamment des centrales nucléaires en France) !